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    Malédiction du sorcier

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    milinda

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    Malédiction du sorcier

    Message par milinda le Mer 19 Fév - 20:51

    Cet homme était possédé par quelque chose, mais quoi ? Emiade n’avait encore jamais rencontré un tel cas. Une ombre l’habitait, pas un esprit, pas un démon, une ombre irréelle et éthérée qui rampait dans le fond de son être, qui minait ce qu’il y a de meilleur en lui et empêchait la lumière de jaillir. La prêtresse priait, méditait, cherchait une correspondance, une expérience, une similitude dans les livres, dans ses pensées et dans les vécus de ses frères et sœurs ecclésiastes. Un mot s’insinua, ténu au début, venant d’une mémoire oubliée. Un mot qu’elle avait pourtant entendu sans doute des milliers de fois, prononcé par... Mais par qui ? Le mot : « Malédiction ». Emiade l’entendit prononcée tellement fort au bout d’un certain temps qu’elle eut la conviction de connaître cette voix. La voie de celle qui avait élu domicile dans son cœur et sa vie depuis quelques années maintenant, juste deux ou trois, peut-être quatre... Cette voix qu’elle aimait de toute son âme la voix de sa demi-sœur : Lethaliw.

    « Malédiction », il s’agissait bien de cela. Ce serait difficile d’aider cet homme. Ce serait long, si toutefois il survit à la justice qui pointe son glaive au-dessus de sa tête. Paradoxe : Sa sœur pourrait être celle-là même qui pourra l’aider, alors qu’elle semblait nourrir une haine profonde envers lui depuis deux jours. Malédiction ! l’art des sorciers.


    ****
    Spoiler:
    Si Lazar à une meilleure idée de titre, qu'il me le dise et je changerai ^^
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    Draïnn Lazar

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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par Draïnn Lazar le Mer 19 Fév - 22:19

    Songes brisés & Horla



    Il l'appelait au fond de lui même, ce spectre au visage arraché glissant comme une ombre entre les colonnes fibreuses de son esprit, pareille à des toiles d'argents tissé dans une soie claire obscure. Ses lèvres à moitié fondu sur son visage livide et lisse se soulevant, se fripant comme un draps blanc, sous les zéphyrs de son souffle saccadé.
    Il s'accrochait aux parois d'un puits sans fond, grimpant dans la sinueuse entrave, plaquant ses mains crochus contre les pierres volatiles et fumantes, sa carcasse grinçant comme un berceau de bois à chaque effort. Et il montra ses crocs, la bête au fond du gouffre, horreur parmi les horreurs, dévoilant une dentition acérée, de fins poignards sanguinaire qui se languissaient d'une chair riche et mystique. Et le râle qu'il s'arracha de son gosier retenti en un funeste échos dans les tréfonds de son ancienne prison. "Lazaaaar..." avait-il susurré aux abysses.
    Il était là. Entre ses rêves et sa vie. La chose escaladait l'infranchissable façade de pierres qui cachait son âme, avalant ses rêves et ses souvenirs, vomissant un infâme mélange des deux dans la raison du bourreau.
    Il était là. Cette carcasse squelettique et suintante qui tentait de survivre, en partie aspirer par la lumière qui aurait dût le détruire lorsque le bourreau, vengeur, trancha nette la tête de son cadavre ambulant, Samuël Crow. Il aurait dût mourir et disparaitre dans le néant distordu, mais il avait survécu par un affreux coups du sort, s'accrochant, fumant, hurlant de douleur, aux parois de l'âme maudite, dernier héritier, rendu fou par un miroir brisé. Et Lazar l'entendait. Ses clameurs obscurs et déliés de tout sens, confondu entre les pleurs d'un enfant et le crissement d'un poignard.


    Lazar se réveilla en sursaut. Il était dans la cathédrale et c'était le petit matin. Autours de lui les prêtres s'activaient énergiquement, s'occupant des convalescents qui, tout comme lui, gisait là au milieu de draps blanc. Lazar transpirait et sa respiration haletante emballait son cœur dans un rythme effréné.

    "Quel horrible cauchemar..."
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    Draïnn Lazar

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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par Draïnn Lazar le Jeu 27 Fév - 2:58

    Cauchemar



    "Il détruit ma vie à grands coups de songes..."
    Résonne, le Glas, résonne, vibre pendant que la pendule avance et que les bourreaux fredonnent un par un vers le billot fumant.
    Résonne le Glas, résonne, cogne tes carillons campaniformes qui s'éclatent un à un contre les murs de la cathédrale.
    Et que tout les saints t'entendent dans les profondes campagnes. Sonne, oui, Sonne ! L'heure approche et les insectes bourdonnent. Par millier se nichant dans les guêpiers et les ruches qui craquent sous leur colère. Appel moi Maitre et je t’appellerai esclave, pendant que le Glas qui tonne détruit tes rêves à grand coup de cloche. La lumière t'aveugle et gronde le Glas, gronde ! Pendant que les hommes tombent, un par un, les mains salit par le sang des assassins.
    Explose ! Le Glas, Explose ! A grand coup de pendule dans les rêves d'un homme perdu qui attend que le cor sonne pour se réveiller de la réalité. Où s'arrête le rêve, ou commence la vie ?  Les verres tombent et se fracassent contre les pierres, et que le verre soit semblable à un éclat de rire car il blessera plus d'un homme aux larmes de sang.
    Absurde...
    Où commence le rêve ? Où s'arrête la vie ?
    Je ne sais plus...
    Il approche doucement, prédateur nocturne à la voix d’outre-tombe,
    Sans visage...
    Absurde...
    Incohérent...
    Que veux dire ce charabia, bouilli de mots informes ?
    Au loin le glas sonne, lentement, il cogne.
    Il détruit mes songes à grand coup de raison. La folie approche, je le sent... Elle traine des pieds et prend des chemins incongrus mais doucement elle s'approche, son image résonnant dans un échos insaisissable. Ni vraiment matériel, ni immatériel.
    Que deviendrais-je une fois qu'elle aura dévoré ma raison ?
    Tempétueuse, à la fois de glace et de feu, à la fois de noir et de blanc, à la fois bon et mauvais,
    chaotique.

    Et le cor d'os résonne, il résonne.
    Il dévore tout mes rêves...
    Dévore tout mes rêves...
    Tout mes rêves...
    Mes rêves...
    Réveille toi.


    "COMTESSE, NON !!"

    Lazar était en sueur, autours de lui l'obscurité dévorait son lit et son terrible hurlement, qui avait déchiré sauvagement la nuit comme un cri d'agonie, en avait réveillé plus d'un qui se précipitait de par et d'autre, croyant au meurtre, criant à l'assassin. Et pendant que les torches s'allumaient autours de l'homme, ses larmes coulaient le long de sa joue.
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    Draïnn Lazar

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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par Draïnn Lazar le Jeu 27 Fév - 11:30

    Le Gouffre du Monde





    « La Folie. La Folie avait un visage. Le feu ardant tombait du ciel, brûlant les villages, ne laissant qu'un amas de cendre et de peau fumante, de corps calcinés et de berceaux incendiés où pleur encore les poupons à moitié dévoré par les flammes. Napalm ! Oh triste soit cette pluie de feu d'avoir incendié ma raison et mes rêves. Bombarde les plaines de mon inconscience, avec ton sang noir comme l'encre, ne laissant qu'un champs dévasté et du rouge qui s'écoule à travers les irrigations, abreuvant la terre dans une clameur obscur. Et il se repaît de mes cauchemars...

    La guerre. La guerre et son visage...La mort. Les épées tailladant à travers les chairs fragiles, se frayant un chemin entre les os, sectionnant les muscles, traversant les organes, libérant le sang de sa prison de viande. Et les hommes tombent un à un. Pendant que lui regarde, caché dans le fin fond des mers où il glousse de voir toute cette folie. Le Chaos. Combien d'hommes sont morts pour défendre telle ou telle valeur ou idée, sur les ordres et les commandements de tel ou tel dieu ? Les gens meurent, partout dans le monde, pour des raisons plus absurdes les unes que les autres. Et lui, spectateur de l'ombre, invisible, insaisissable, il s'amuse à nous regarder, pauvre mortel, nous frapper à grand coups de bombes et d'éclats, explosant les peuples dans une tempête rouge.

    Et je les vois sombrer, moi aussi, comme des bateaux vers les abysses profondes, tombant dans la gueule du monstre, hilare. Pas un oiseau ne chante car il n'y a plus d'oiseau. Seulement des cors de guerre qui s'arrachent des hurlements puissants, ordre ultime, attaquer et tuer pour un morceau d'étoffe que l'on nomme drapeau et un imbécile couronné au nom de je ne sais quelle lumière, caché derrière que l'on nomme Roi, ou bien Chef. Violente décadence qu'eut subit les mortels, le jour où ils s'aperçurent qu'ils pouvaient s’entre-tuer. La mort. Les tueries, Régression primaire digne des animaux les plus primitifs. Jet de flamme arrosant la nuit, brûlant l'obscurité de sa lumière dangereuse, aveuglante et tueuse. Alors que lui, il nous observe, calmement, excité par tant de violence, il trépigne dans sa prison sous-marine, attendant son heure, la gueule grande ouverte comme un gouffre noir, engloutissant les âmes, fauchant les vies. Maître. Murmure lointain aussi vieux que le monde lui même.

    Et plus le temps passe, plus je le vois distinctement, cette chose informe munis d'une immense gueule. Ses tentacules sortant de sous les mers, traversant la surface comme un portail dimensionnel. Il glousse, des profondeurs de la mer, se repaissant de mes rêves et vomissant des cauchemars insensé. Et un jet de flamme arrosant la nuit, brûlant le noir. Napalm... Bombarde dans une pluie de feu les villages des innocents, épouvantable charnier. Il engloutit le monde dans sa gueule. C'est alors que je le vis. Le voile se relevant, rien qu'un instant, et la lumière, jet de flamme dans l'obscurité, dévoilant le monstre au sang noir, cauchemar vivant. Se repaissant du festin que les mortels lui apportent.







    Je te vois..."







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    milinda

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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par milinda le Jeu 27 Fév - 15:09

    Les conclusions de ses expériences sur l’artefact confirmaient ses intuitions. Il était toutefois trop tôt pour l’affirmer en toute certitude. Les mages pourraient sans doute le faire, eux qui sont versés dans ce genre de sujet, magie récente comme magie très ancienne. Ici, il était presque sûr qu’il s’agissait d’une magie très ancienne.

    L’image de sa sœur la hante depuis quelques jours. L’image de ce qu’elle était quand elle était torturée par la haine et l’horreur des cauchemars qu’elle faisait chaque nuit. Comment avait-elle pu supporter cela pendant toutes ces années ? Emiade s’en voulait presque d’avoir eu une vie si heureuse pendant que sa demi-sœur souffrait autant et trainait dans la fange. Mais le savait-elle ? Rien ne pouvait les unir à cette époque. L’une parlait aux écureuils et aux petites fleurs pendant que l’autre... Emiade fut secouée par un violent frisson qui faillit lui faire rejeter don petit déjeuner. Le pire était que tout cela avait été calculé par les amis de leur propre père.

    Il fallait en avoir le cœur net pour aider Lazar comme il le fallait. Il faudrait aussi que Nicia se décide à s’occuper de lui parce que tous ses efforts ne devaient entrainer Lazar d’une prison vers une autre. Sinon, à quoi bon ?
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    Draïnn Lazar

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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par Draïnn Lazar le Ven 7 Mar - 0:25

    La folie a un visage







    "La farandole des cris, foire aux hallucinations léthifères. Le manège tourne, il tourne...

    Sa voix transperce mes tympans d'un pieux fantôme acéré. Le manège tourne, il tourne...

    Ses mots se répercutent en échos grotesques sur les parois fébriles de mon esprit qui vacille, malhabile, sur une corde tendu au dessus du néant. Et pendant ce temps le manège tourne, il tourne... Encore et encore, et chacun de ses tours me décroche un rire violent et burlesque. Je ris à plein poumon de cette vision déformée, que les croquants et les quidams de l'indigence partagent. Quelle réalité ? Je ne vois rien de réel. Seulement l'interprétation commune de cerveaux malades que je nommerai "La Coïncidence". Le manège tourne... Il tourne...

    Et si la réalité était autre ? Et si la vie n'était pas une vraie vie ? Et si tout cela n'était qu'un jeu ? Et pendant que je m'interroge le monde continue à tourner... Il tourne, le manège tourne...

    Je ne vois plus que des visages tristes autours de moi alors que les gens devraient rire de leur sort, comme moi. Esclaffons-nous. Que les rires démesurés des hommes déchirent le voile immaculé de la réalité. Je vois un avenir radieux, baigné dans les larmes de joie ! Dans les effusions de vin ! Dans le craquement délicieux des os des bons gibiers ! Charivari ! Tintamarre ! Cacophonie ! Haha ! Brisons gaiement le silence de ces lieux. Je vois des ours danseurs, des cracheurs de feu et des lanceurs de couteaux sous une tente bordeaux, Dame cathédrale s'habillant d'une curieuse robe rouge pour le carnaval. Le manège tourne, il tourne...

    Et je vois danser sous mes yeux le bouffon du roi, agitant ses grelots macabres dans un vacarme assourdissant, puis, il se mit à pleuvoir des oiseaux sur les pavés de la ville, tachetant la cité de rouge, recouvrant les voies de cadavres angéliques aux ailes brûlés.

    Je n'ai plus la force de lutter...

    Le manège tourne, il tourne...

    Sa voix terrible, celle de mon frère, arrache, de ses dents pointus, les restes d'une raison échoués ici, là, où ? Peu importe.

    Le manège tourne, il tourne...

    Et si plus rien n'avait d'importance ? Si tout cela n'était en faite qu'une fausse réalité ?

    Le manège tourne, il tourne...

    Et si ce n'était qu'un jeu ?




    Le manège tourne...


    Il tourne."

    Lazar s'esclaffait sur son lit, sous le regard inquiet de ses gardes-fous qui, impuissant, regardaient la scène d'un air médusé. Il riait aux éclats comme un dément en murmurant de temps à autres des inepties qui le faisaient rire de plus belle. Il trempait ses doigts dans sa soupe de légume verte puis se dessinait un grand sourire verdâtre sur ses lèvres crispés dans un sourire inconfortable puis il disait "Il ne me reconnaitra pas." et explosait de nouveau d'un rire tonitruant brisant le silence sacré de la cathédrale.

    Peu à peu, les esprits craquent.
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    milinda

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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par milinda le Ven 7 Mar - 1:47

    Cent pas dans un sens, cent pas dans un autre, Emiade tournait en rond, elle aussi, dans son petit royaume souterrain et morbide. La méditation. Non, impossible de méditer. Juste réfléchir. Beaucoup de choses étaient troublantes en ce moment à la cathédrale. De plus en plus de gens semblent y perdre la raison et la foi. Ou La Lumière. Oui la Lumière. Un humain sans Lumière ne devient pas Roué. Il ne devient pas un Perdu non plus. Il devient sa propre ombre et marche dans les méandres de son cerveau torturé. Lazar. Et Drekzar. Hasard ? Bizarre ! Prier pour eux. La cathédrale semble prise dans un tourbillon de démence en ce moment.

    « Que la Lumière me donne la clé pour libérer leurs âmes des horreurs qui les habites ! ».
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    milinda

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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par milinda le Dim 9 Mar - 17:35

    Le prisonnier ne voulait rien lâcher. Malgré qu’Emiade ait pu voir clair en lui, il continuait à nier. Certes, il avait été confondu par ceux qui croyaient l’avoir dénoncé car il s’agissait d’un autre, un certain Derek. Mais Drekzar pratiquait la magie noire et continuait de le nier. Il ne comprenait même pas qu’il s’était évadé. Il prétendait avoir été libéré par un prêtre dont il ignore tout. Où étaient la vérité et le mensonge ? Difficile à dire. La seule solution qui restait était un procès religieux et que le Conseil tranche.

    Et ce prêtre qui était-il ? Il fallait le savoir. Si des prêtres corrompus son présents dans la cathédrale, c’était très inquiétant.
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    Draïnn Lazar

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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par Draïnn Lazar le Lun 10 Mar - 21:31

    Syrenn était venu rendre visite à Soeur Emiade. Elles avaient, toute deux, énormément de chose à se dire concernant Ismaël. La paladin n'eut d'autre choix que de se dévoiler à l'Archiprêtresse de la cathédrale, se présentant comme un membre actif des Lettres Cabalistiques, petite organisation secrète œuvrant pour le bien de tous.

    Syrenn partagea ses connaissances avec Emiade, lui montrant des fragments du "Livre des Horreurs" de Oswald Lazar, premier du nom, qui raconte, sous la forme d'un journal personnel, l'histoire de la malédiction et ses effets sur son esprit et son âme. Apprenant à cette dernière que la malédiction du sorcier Pâle-Monture touche, en réalité, le sang de la famille Lazar depuis des siècles. Syrenn dévoila également ses théories quand au devenir d'Ismaël et de sa puissante folie. Quand à Soeur Emiade, elle lui apprit l’existence de l'amulette d'Ismaël qu'il gardait jalousement près de lui.
    Syrenn vit en cette amulette un dernier espoir de sauver son frère bien qu'elle sentait au plus profond d'elle qu'il était déjà condamné par les dégâts colossaux causé par la folie sur son esprit.

    Il ne restait plus qu'à attendre et voir...
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    Uktena

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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par Uktena le Sam 15 Mar - 18:42

    Après un long procès ponctuer de nombreux témoignages, la vérité été enfin tombée, aux yeux et oreilles de tous.

    Ainsi vint le verdicte :

    Pour l'accusation d'association de malfaiteurs : Coupable.
    La cour a retenu le témoignage de Lethaliw ainsi que les rapports de la garde concernant ses fréquentation douteuse.

    Pour le délit de fuite : Coupable.
    Ismaël avait effectivement tout tenter pour échapper à un procès en règle, il ne c'était pas rendu à la garde à la suite de l'agression de Gabriel Valblanc pour justifier la mort de Samuel Crow.

    Pour l'usage de faut : Coupable.
    Non content d'avoir fuit la justice, il c'est inventé une identité factice pour se couvrir. La loi condamne de telle pratique, ne serait-ce que pour le manque de respect envers les ancêtres qui ont lui on donné son nom.


    A ce moment du procès, l'audience ne donnait plus cher de la peau du pauvre Lazar, les coups de marteau du juge à l'annonce de chaque verdict semblant enfoncer un plus le destin du pauvre homme, comme si ils servaient aussi à bâtir la potence qui l'attendait.
    Enfin venait la véritable question que tous attendez, les accusation de meurtre.



    Pour le meurtre de Gabriel Valblanc : Non coupable !
    Le témoignage clé du Frère Sarno fut capital, ainsi que celui de Syrenn, la sœur de Lazar. Le tribunal le blanchit donc totalement de toute responsabilité dans la mort de son meilleur ami.

    Pour le meurtre de Samuel Crow : Non coupable !
    L'état de légitime défense et le Droit au sang pour le meurtre reconnu de la femme d'Ismaël et celui de son ami et compagnon Gabriel Valblanc ont été retenu par le tribunal : Ismaël A. Lazar avait dès lors toute légitimité à tuer cet individu pour réparer les torts subits.

    Ainsi l'assistance, notamment Emiade et Syrenn, purent souffler. Benny n'était plus, Ismaël était à nouveau Ismaël. Et il sortirait libre du tribunal. Libre ou presque ... Mais en vie.


    Suivit la sentence du tribunal pour les crimes mineurs pour lesquels il était condamné.

    -Une amende de 250 pièces d'or à remettre aux Trésor.

    -Une obligation de traitement pour les troubles dont il souffre et qui ont été évoqués lors des témoignages de Tezca, Emiade et Syrenn. Qu'ils soient de nature mystique, physique ou mentaux, il sera tenu de se présenter à l’Église de la Lumière qui assurera le suivit et la thérapie adaptée.

    -Une obligation de travaux d'intérêt généraux. Le tribunal l'a pour cela assigné aux étables de l'entrée de la ville, où sont gardées et soignée les différentes créatures exotiques accompagnant les visiteurs et dresseurs de bêtes.
    Accompagné d'une obligation de service à l’Église, en rapport avec son traitement et pour compenser l'effort que celui-ci exigera de la part des prêtres, Ismaël devra s’acquitter de quelques tâches utile à l’Église, à la discrétion de cette dernière (balayer les marches, changer les cierges, apporter les courriers ..)

    -Enfin, compte tenu de son instabilité mentale évidente, Ismaël A. Lazar c'est vue déchu de son indépendance légitime. Il est désormais sous la tutelle de sa plus proche parente, Syrenn Lazar, avec l'aide généreuse des prêtres de la Lumière.

    L'amende doit être versée dans les 2 mois à compté du 12 du 3eme Mois de l'année 41.
    Les travaux sont obligatoire pour une durée de 3 mois. Toutefois le condamné pourra ne les débuté qu'après que la Sainte Église ai donné son accord, son état ne lui permettant actuellement pas de s'acquitter de tels tâches.


    Ainsi à parler la Justice, pour le bien de Tous et du Royaume, en vertue des préceptes de la Lumière.


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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par Draïnn Lazar le Mar 18 Mar - 19:17

    "Ding Dong"

    ou la Prière Amphigourique

    Il était là, à genou, les mais jointes, les yeux clos. Il marmonnait des phrases obscurs sans queue ni tête, des chimères d'oxymores, citations nébuleuses... Beaucoup de quidams auraient dit que cet homme au crane rasé priait et ils auraient eu raison. Il priait. Devant son lit, les genoux posés sur les dalles froides de sa chambre, il semblait immobile et imperturbable. Seul le mouvement hasardeux de ses lèvres hésitantes bougeaient dans une vague expression de calme. Mais ses prières n'allaient pas à la lumière, contrairement aux nombreux fidèles qui pouvaient être aperçu entre les murs de la grande Cathédrale. Il n'en était rien en apparence, mais Lazar vouait ses prières à une autre entité qu'il pensait divine. C'était quelque chose de particulièrement attirant, quelque chose de sombre et de malpropre. Une force irrésistible qui lui demandait de faire des choses, du moins Lazar en était persuadé. Il marmonnait entre ses dents serrés :

    "Le sang coule vers le bas. Il faut descendre."

    Le pouvoir irrésistible semblait lui indiquer les catacombes mais Lazar ne pouvait y accéder. Bloqué dans sa chambre, il attendait un signe... Quelque chose...

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    Draïnn Lazar

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    Re: Malédiction du sorcier

    Message par Draïnn Lazar le Jeu 20 Mar - 23:57

    Les Escaliers


    "Le sang coule vers le bas. Il faut descendre."


    "Le sang coule vers le bas. Il faut descendre."


    "Le sang coule vers le bas. Il faut descendre."


    "Le sang coule vers le bas. Il faut descendre."


    "Le sang coule vers le bas. Il faut descendre."


    "Le sang coule vers le bas. Il faut descendre."

    Cette prière incessante qui se répète encore et toujours comme le refrain d'une mélodie simple. Les escaliers de pierre grises, la petite rivière sinueuse et rouge zigzagant en cascade, coulant jusqu'en bas des marches. C'était devenu un véritable pèlerinage dans l'esprit tourmenté de Lazar qui s'agitait en haut de sa bibliothèque, regardant l'air absent la salle qu'il surplombait, comme écrasant de sa hauteur les quidams s’affairant autours de lui, plus bas, dans la "fosse".
    Mais c'est dans un battement de paupières que Lazar se retrouva alors en terre sainte, aux pieds d'un ange. Nuage de ténèbres pur concentré d'orage et d'énergie noir, de sa grande taille il dominait l'insecte qui venait d'apparaitre sous ses yeux, Lazar n'en crut d'ailleurs pas les siens. L'ange lui donna une mission, rallier les fidèles aux vrais dieux. Nouveau berger, Lazar devait à présent rallier les troupeaux égarés vers la vrai foi. Tous ces moutons aveuglaient par la lumière devaient connaitre la vérité. Lazar se prosterna et l'ange de ténèbres se mit à rire dans un éclat fracassant.

    Lazar reprit conscience dans une taverne à Baie-du-Butin près des chambres, couché à même le sol. La voix de l'ange grinçait encore dans ses oreilles bourdonnantes. "N'oublie pas les vrais dieux"... Devant lui ce dressait des escaliers, montant vers la porte de sortie.
    Messie ! Lazar était un messie ! Il ouvrit sa main droite où il découvrit l'amulette qu'on lui avait pris il y a quelques semaines. Il l'embrassa et adressa une prière aux vrais dieux, avant de grimper, une à une, les marches vers le sommet avant de disparaitre dans l'obscurité d'une nuit sans lune.

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    Re: Malédiction du sorcier

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