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    Les espwits, ils sont là !

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    Shenzy

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    Les espwits, ils sont là !

    Message par Shenzy le Mar 19 Nov - 11:15

    La connexion avec les esprits, ça, c’était la chose la plus délicate et la plus importante que devait faire un Sorcier-Docteur. En effet, le Mystique devait toujours rester plus ou moins en contact avec le monde des morts sans jamais y basculer, sinon, il ne pourrait sans doute plus revenir parmi les vivants.


    Mon Loa, je l’ai vu dans mes songes. Jamais je ne me serais attendue à lui mais il est venu à moi cette nuit-là, cette même nuit qui a succédé à mon contact avec les morts.
    … Hir'eek La grande Chauve-Souris …
    Cette nuit, c’est décidé, je me ferai un masque de sang et en os en son honneur. Non, une armure entière que je porterai en son nom !



    C’était la grande Yoka’Nin, la Zandalari, qui m’avait demandé de faire cette connexion, il y a quelques temps, dans la jungle de Strangleronce. Le problème était qu’elle ne semblait pas savoir grand-chose sur ce qui lui était arrivé, sur la mort de ses parents, si d’ailleurs ils étaient bien morts. Heureusement, Den’Jan, lui, était au courant de ce qu’il était advenu et semblait même avoir été un acteur majeur dans le sauvetage de Yoka’Nin quand elle était petite. Il avait accepté sans hésiter de m’assister dans cette tâche.
    C’était décidé, j’allais lui faire rencontrer l’esprit de ses parents !

    Pendant quelques semaines, j’ai donc traîné ici et là afin de trouver les ingrédients nécessaires à la conception d’un Mojo des Esprits. Je n’avais aucune nouvelles de mon Maître, de plus, il aurait certainement refusé de m’aider. Il me fallait surtout du sang de diverses créatures : Humain, murloc, Démon mineur, et de l’essence de mort. Pendant des jours et des jours je priais Bwonsamdi de m’accorder sa bénédiction pour ce lien, mais comme à chaque fois, il ne me répondait que par énigmes et par signes.

    Mais ce soir allait être le bon soir, je l’ai senti dès ce matin en m’éveillant. Le vent portait un murmure à la fois tranquille et inquiétant, la lumière baignait les terres d’une étrange clarté presque aveuglante. Ce soir allait être le soir des morts !

    Je rejoignais donc Yoka’nin et Den’Jan à Sen’Jin. Pendant que le vieux Sorcier-Docteur affrétait une barque, moi et Yoka’nin allions chasser notre sacrificié dans Durotar.
    Ce ne fut pas une mince affaire. Personnellement, j’aurais bien aimé un Humain pour le sacrifice car rien ne vaut une âme sombre pour que ça marche et les Humains sont rarement des innocents. Cependant, le fort du nord avait été pris par les Orcs et ils n’avaient laissés aucun Humain sauvage et n’avaient fait aucun prisonnier. Et c’est nous, les Trolls, les cruels sanguinaires ?

    Par défaut, nous nous sommes rabattus sur un Huran. Une fois notre prisonnier fait, nous avons rejoint Den’Jan et nous voilà partis pour les îles de L’Echo.

    Là, il y avait les tombes des parents de Yoka’nin, je pouvais sentir de l’impatience et de la nervosité grandir en ces lieux. Même le vent était de la partie et continuait à murmurer à mes oreilles comme des centaines d’esprits lointains. Ça allait bien se passer, ça devait bien se passer.
    Den’Jan expliqua à Yoka’Nin comment allait se dérouler le rituel d’appel des esprits et s’occupa d’entonner les prières pour faire venir les morts, il fut vite en transe et son esprit loin de nous. La Zandalari prit ma dague sacrificielle et la planta dans la poitrine de l’Huran. On pouvait voir qu’elle avait l’habitude de la chasse à son coup unique et précis. Elle en arracha le cœur chaud, encore tout palpitant et poisseux et, après une brève hésitation, commença à le manger. Si la première bouchée passa assez mal, la seconde, en revanche, fut avalée sans problème. Moi, j’entamais une danse pour nous accorder la bénédiction de Bwonsamdi.

    Le cœur entier avalé, Yoka’nin s’assit devant les tombes et je lui donnais mon Mojo des Esprits. Il sentait le sang à plein nez, il était parfait. Presque instantanément après l’avoir bu, Yoka’nin partit auprès des esprits de ses parents.
    Moi, j’arrêtais ma danse et me concentrais pour aider à maintenir le lien entre les morts et les vivants, Den’jan avait l’air épuisé, j’allais porter son fardeau avec lui.
    Je voyais Yoka’nin face à ses parents, je n’entendais pas leur paroles, et si je les avais entendues, je ne m’en souvenais plus aujourd’hui. Communiquer avec les morts est aussi instable et subtil que d’essayer de maîtriser ses rêves : on peut s’y accrocher comme on peut, tenter de l’influencer, mais si quelque chose à décidé que ce serait la fin, on finit toujours par se réveiller quoi qu’on puisse faire. Yoka’nin trouva que cette fin arriva trop vite, j’essayais comme je pouvais de maintenir le lien mais rien n’y fit, les esprits devaient s’en retourner et Yoka’nin devait se réveiller. Elle semblait mélancolique et un peu perdue, c’était normal, c’était sa première fois.

    Moi, j’étais complètement ivre, j’avais l’impression de voir et d’entendre des esprits partout autour de nous, c’était marrant.

    Avant de quitter l’île et de revenir vers Sen’Jin, Den’Jan offrit à Yoka’Nin les crânes des assassins de ses parents dont il s’était lui-même occupé. J’avais toujours remarqué ces crânes qui pendaient à son bâton, jamais je ne me serais douté qu’ils avaient appartenus à des gens majeurs de la vie de Yoka’nin. Tristement majeurs.
    Arrivés à Sen’jin, j’étais toujours un peu sous l’ivresse des esprits. Sans me tourmenter, disons qu’ils m’assuraient que je n’allais pas passer une bonne nuit.

    Je dis adieu à ma désormais amie Yoka’nin et je m’en retournais, pensive. Quelque chose allait arriver, je le savais.

    Maintenant qu’elle possède les crânes des assassins de ses parents, je n’ai qu’une hâte : lui demander si elle souhaite tourmenter ces morts. Pour ça aussi, le Sorcier-Docteur connait mille et un maléfices pour empêcher un esprit de reposer en paix.


    Hir'eek, quel Loa étrange se manifestait à moi cette nuit là ! Je savais qu’un jour, l’un d’entre eux allait me choisir comme disciple mais celui là était tout sauf indiqué. Quoi que …
    … Mes Mojos, c’était ça ! Depuis que je suis Sorcière-Doc, c’est ce que je fais de plus et de mieux et tous faits à base de sang.
    Sous l’influence de la nuit, et l’ivresse des morts, j’entrepris de lui vouer un culte et de devenir son disciple. Je me fabriquais des atours et les peignait avec le sang accumulé et réservé originellement à mes Mojos.
    Hir’eek, Loa Chauve-Souris, gloire à toi !



    Le matin venu, j’étais effrayée par ce que j’avais entrepris cette nuit. Mes atours faits d’os et de sangs suffisaient à faire naître la crainte, même en moi. Avais-je fais une erreur ? Après tout, ce Loa était considéré comme un des plus cruels avec ses déserteurs, si je devais vouer ma vie à lui, il faudrait que je ne le fasse pas à la légère. Tout d’abord, il fallait que je trouve Den’Jan, ses conseils seraient bon.


    … J’espère juste que ce n’est pas déjà trop tard …

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    milinda

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    Re: Les espwits, ils sont là !

    Message par milinda le Jeu 21 Nov - 20:43

    Parler aux esprits des parents que jamais elle n’avait vus, c’est ce que Shenzy, puis Den’jan lui avaient promis. Et ils tinrent parole. Yoka’nin se sentait un peu nigaude de ne rien savoir sur son propre peuple, ni non plus sur celui qui l’avait recueillie. Quand on n’est pas comme les autres, c’est toujours difficile d’être accepté. Une servante, c’est tout ce qu’elle avait été jusqu’à ce que la curiosité la pousse à rechercher ses racines. Et ce soir-là était le signe d’un changement dans sa vie.

    Den’jan avait dit qu’ils étaient mort sur les iles de l’Echo. Den’jan semblait savoir plus de chose qu’il ne voulait bien en dire. Il emmena Yoka et Shenzy sur l’ilot le plus au nord de l’archipel. Près de deux tombes surmontées par une stèle gravée dégageait une étrange impression. L’un des hurans ramassé en chemin fut installé sur un autel de pierre et Yokan’nin fut invitée à exécuter le sacrifice. Sans hésitation, et avec l’adresse d’une chasseresse habituée à découper ses proies, elle enfonça la dague de cérémonie que lui avait tendue Shenzy dans le cœur du Huran Il n’eut qu’à peine le temps de couiner. « Stupides-humains font plus de bwuit » dit-elle. Puis elle lui ouvrit le thorax pour en sortir un cœur tout sanguinolent. Juste avant de le porter à ses dents, elle revit un instant le visage de sa maîtresse Gurubashi, Mae’sta. Yoka sentit que Mae’sta était contente, ce qui la troubla un au point de lui faire raté sa première bouchée. Elle se reprit pour la seconde et fini ensuite tranquillement son repas avant d’aller s’assoir près des tombes, là ou Shenzy lui proposait de venir.

    La suite fut comme un rêve. Le breuvage que Shenzy lui donna à boire l’emporta très vite dans un monde qui lui était complètement inconnu. Et là, elle entendit les ombres de ses parents défunts lui parler. Ils ne lui révélèrent pas grand-chose qu’elle ne savait déjà plus ou moins. Elle était née à Zul’Dalar. Ils la félicitèrent d’avoir su retrouver Zanza, le loa essentiel pour retrouver ses racines culturelles et lui demandère de poursuive le combat contre le Loa sanglent celui dont, pour Yoka’nin, il ne fallait pas prononcer le nom.

    Les ombres s’évanouirent. Den’jan semblait mal en point. Shenzy montrait de signes de fatigue. Yoka retrouva la réalité. Devant elle, la stèle des deux tombes était couverte d’une écriture qui lui sauta aux yeux. Il était écrit : « Viens à nous, Zanza de Zuldazar ! Bénis ceux qui demandent de l’aide, loa Zanza. Bénis ceux qui cherchent à s’allier au peuple Zanadalarii. Aide-nous dans cette heure de péril. Aide-nous, loa. Donne-nous le pouvoir d’abattre nos ennemis. Donne-nous le pouvoir de vaincre une nouvelle fois le Dieu Sanglant. » Les choses devenaient limpides pour elle. Ses parents continueraient à vivre à travers elle et leur joie dépendait de ses actions à elle pour poursuivre leur œuvre. « Il seront pas mowt pouw wien ». Elle échangea encore quelques mots avec ses deux amis qu’elle remercia plusieurs fois avant de repartir pour les iles de Yojamba. Celui qu’il fallait remercier, avant tout, était Zanza.
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    Satrama
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    Re: Les espwits, ils sont là !

    Message par Satrama le Sam 26 Juil - 17:23

    Shenzy ne donna plus jamais signe de vie. Yoka'nin ne la revit jamais et n'avait pas pu recevoir la formation nécessaire pour continuer ce qui avait été commencé et, visiblement, Xzuräan en était incapable également.

    Tout cela tomba doucement dans l'oubli et personne ne s'en inquiéta plus que cela.


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    "Une épée est inutile dans les mains d'un lâche. Même la plus puissante des épées doit être maniée par une personne à la foi courageuse" (d'après une phrase des écrits du sage Nichiren Daishonin).

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    Re: Les espwits, ils sont là !

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