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    Chanter sous la lune

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    Satrama
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    Chanter sous la lune

    Message par Satrama le Lun 6 Mai - 11:03

    Depuis quelques temps, les nuits sont devenues plus bruyantes dans les forêts. Le monde animal semble plus agité qu’à l’ordinaire. Les chants des loups semblent avoir une couleur différente. Pour c’eux qui les connaissent bien, c’est évident. Pour les autres, même pour les plus idiots ou insensibles, quelque chose d’anormal les mets mal à l’aise. Même par les nuits sans lune, une sourde rumeur poisseuse et angoissante rampe sous les arbres de Bois de la Pénombre, d’Elwynn, Des Pins Argentés et de Tirisfal. Orneval, dans la petite région au nord que les autochtones nomment la Val Hurlant, une agitation est aussi perceptible. Certains disent aussi que du côté des Grisonnes, en Norfendre, une aura d’inquiétude se répand plus sournoisement que d’habitude. Bref, les forêts d’Azeroth sont-elles devenues plus dangereuses encore depuis quelques temps ?

    L’attaque du troupeau de vache de la ferme des Saumepuits, en Elwynn, ce semble pas avoir eue de suite, ni de la part des autorités de Hurlevent, ni de la part du criminel qui avait perpétré cet acte abominable. Mais les paysans sont sur leur garde. Fourche en mains, il guette dans l’obscurité la moindre mouvement anormal.

    Sombrecomté n’a rien changé de ses habitudes. Les veilleurs patrouillent toujours et ne compte guère sur l’aide de Hurlevent, malgré les récentes et belles promesses du Roi, les assurant de sa bienveillante et paternelle présence à leur côté.

    Les Pins Argentés et Tirisfal sont habituellement la proie des horreurs les plus viles qui soient. Les réprouvés s’inquiètent plus de la réaction de leur reine que des bestioles vivantes qui hantes leurs terres. Sur l’ile de Fenris, pourtant, il semble que les canines des worgs soient plus souvent retroussées qu’habituellement. Ils n’attaquent pourtant pas. Bois-du-Bûcher a renforcé les défenses à l’entrée du village et ne laisse plus passer personne, y compris les gens de l’Alliance, sans un contrôle rigoureux de leurs intentions. La nuit, personne n’ose s’en approcher.

    Les sentinelles d’Orneval, quant à elles, ne semblent pas trouvé cela si inquiétant et n’ont rien changé à leurs habitudes. Le Val Hurlant, après tout, est une si petite et insignifiante zone qu’il n’y a pas de quoi s’en faire plus que ça.

    Le reste du monde dort la nuit. Le jour, il travaille à lutter contre l’entropie provoquée par les diverses ennemis ordinaires que sont les démons et mort-vivants du fléau. Le reste du monde ne sait pas, encore.


    Dernière édition par Satrama le Ven 2 Mai - 10:46, édité 2 fois


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    milinda

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    Re: Chanter sous la lune

    Message par milinda le Mar 7 Mai - 13:30

    « Jamais les worgens ne se soumettrons » avait-elle presque crié. Le non-mort qui était devant elle l’avait beaucoup agacée, mais elle se contrôlait et évitait de lui bondir dessus pour lui arracher ce qu’il lui restait de visage.

    L’autre, celui qui se prétendait son guide, était venu la voir devant le village, comme à son habitude. Il y avait aussi une voix, celle de « son frère » invisible. Ophra n’avait pas apprécié qu’ils parlent d’elle comme d’une marchandise ou une tête de bétail. Elle était donc retournée dans le village pour continuer ses études en les plantant là. Quand elle apprit que les deux non-morts s’en étaient pris aux gardes qui surveillent l’accès à la voie menant au village, sa rage fut très grande. Elle sortit dehors pour se calmer mais elle était bien décidée à venger amis.

    L’Ombre est une vraie pipelette. Elle parle trop. Elle poussa Ophra à se diriger vers un coin isolé et c’est là, entre la palissade de l’enceinte du village et le mur d’une maison, que la voie du frère se fit à nouveau entendre. Il vennait exprimer ses regrets pour les gardes. Des regrets ! Comme si cela était suffisant pour amadouer des worgens ! Ophra l’écouta pourtant. Le non-mort proposait un pacte pour que les worgens et les réprouvés deviennent « amis ». Ça ne pouvait qu’intéresser Ophra mais les conditions ne lui parures réalistes que jusqu’au moment où l’arrogant non-mort parla d’annexion. Annexer des loups ! C’était absurde. Collaborer, peut-être. Instaurer une forme d’entraide, oui. Mais considérer les worgens comme un vulgaire peuple annexable à la couronne d’une reine cadavérique et orgueilleuse était invraisemblable. Aussi, Ophra en profita pour négocier. Il y eu la faux d’Elune qui fut évoquée, le non-mort prétendant être en mesure de la lui offrir en échange. Soit, c’était une bonne chose et un acuis. Mais le principe de la négociation est de toujours en demander plus tout en cherchant à en donner le moins. Ophra avança une demande personnelle, un rêve qu’elle couve dans son cœur – ce qu’il en reste – et qu’elle aimerait réaliser pour gagner encore plus l’estime de son nouveau peuple : Fenris. Elle le demanda comme une faveur personnelle. C’est sans doute ce qui incita le non-mort à refuser. Alors Ophra coupa court à la négociation et appela la garde, laissant assez de temps tout de même pour permettre au réprouvé de s’enfuir.

    « Jamais les worgens ne se soumettrons » avait-elle presque crié. Il fallait montrer à ses idiots de cadavres animés que les worgens n’étaient pas des objets aussi aisément manipulables. La nuit sera donc chaude car si elle parvenait à contrôler son aspect humain, il n’en allait pas de même pour son aspect lupin.
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    milinda

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    Re: Chanter sous la lune

    Message par milinda le Ven 10 Mai - 3:00

    Personne ne va jamais au fond du cratère de Dalaran. La terre y frémit encore, portant le souvenir de cette effroyable magie arcanique qui en a arraché toute une ville pour la transporter loin dans le Nord. Les effluves de cette magie planent partout encore et c’est sans doute ce que le worgen était venu chercher ici. Assis, seul, au fond de l’énorme plaie, il paraissait méditer, étrangement calme. Un vagabond qui passait non loin, était descendu pour voir de quoi il s’agissait. C’était un worgen blanc, comme les Poil-blanc Ragelune, mais plus gros. Il ne bougeait pas. Le vagabond se garda bien d’approcher trop près pour éviter que son odeur ne parvienne jusqu’aux naseaux de la créature. Du sang ruisselait encore de ses griffes presque aussi grandes que des épées. Puis, au bout de plusieurs heures, il se leva et partit. Il allait bien trop vite pour que le vagabond puisse le suivre. D’ailleurs, il n’essaya même pas. Il se contenta de raconter son histoire à quelques anciens dalaranais oublié là et occupant les ruines sinistres qui jonchent le sol autour du cratère.
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    Daerwyn

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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Daerwyn le Lun 13 Mai - 10:43

    Cela faisait plusieurs jours qu’Alyria méditait et s’entrainait dans la forêt d’Orneval, du côté du Chant des forêts. Alors qu’elle pensait se reposer de sa nuit de labeur, une rumeur parvint à ses oreilles par le propriétaire de l’établissement où elle couchait : Des cerfs auraient été massacrés par quelque chose non loin du lac Falathim. Elle ne perdit pas une seconde et se rendit immédiatement sur les lieux en passant par Astranaar pour glaner quelques informations aux patrouilleuses qui l’avaient découvert avant de repartir aussi vite.

    Là bas, s’offrit à elle un spectacle horrible. Ces cervidés, habituellement chassés par les loups de la région pour se nourrir, avaient été purement et simplement massacrés par une bête. Elle se recueillit un instant auprès des carcasses, avant de se lancer dans une étude minutieuse des corps et des environs. Les blessures ne pouvaient être celles d’un loup. C’était quelque chose de bien plus gros et plus sauvage. Toutes les rumeurs concernant l’agitation des Worgens sur l’autre continent lui revinrent en tête, et si Orneval n’était pas épargnée ? Elle savait que certains de cette espèce étaient cloitrés dans un endroit appelé le Val Hurlant. Ne restant pas un instant de plus sur le lieu de ce massacre, elle s'en alla aussitôt vers cet endroit maudit.

    C’est à la frontière de Gangrebois qu’elle trouva ce val, dont le seul accès était une grotte gardée par ces hommes-loups. Elle ne voulait pas risquer inutilement sa vie, et se mit en chasse d’un Worgen qui s’était isolé de la meute, plutôt que de provoquer tous ceux présents dans les environs. C’est sous la forme d’un félin aussi silencieux que redoutable qu’elle terrassa son adversaire avant qu’il ne puisse réagir. Reprenant forme elfique, elle examina les griffes du Worgen. Cela correspondant étrangement aux marques laissées sur les cerfs. Mais cependant quelque chose n’allait pas, il aurait fallu que ces griffes soient bien plus grandes.

    Elle se releva en vitesse et quitta l’endroit pour rapporter ces faits à la Retraite de Raynebois : Les Worgens osaient maintenant parcourir Orneval. Mais c’est un membre plus imposant et redoutable de leur espèce qui en était le coupable, peut-être le plus grand jamais vu dans les environs.
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    Senerys

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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Senerys le Sam 18 Mai - 4:38

    Tard dans la nuit, Isabella était toujours éveillée, penchée sur un vieux grimoire à la taverne d'Austrivage. Lorsque la nuit se mit à s'agiter, des hurlements de loup se firent entendre au nord des contreforts. On dit que la tension était palpable, des frissons lui parcouraient le corps et l'effroi lui glaçait le sang. Elle ne voulait pas s'aventurer dehors, après tout ce qu'elle a entendu, mais une chose est sûre, ceux qui y étaient, ne doivent plus être en un seul morceau.

    Cela devenait inquiétant, il faut réagir avant qu'il ne soit trop tard.
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    Bakuroy

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    Lune Inquiétante

    Message par Bakuroy le Mer 29 Mai - 9:53

    Il était tard dans la Marche de l'Ouest. Les prairies, plongée dans l'obscurité, étaient pauvrement éclairées par les doux rayons de la Lune. Tout prêt de la Colline des Sentinelles, un homme se rapprochant de la trentaine d'année, franchit l'embuscade d'une auberge en pleine rénovation. Moyennement grand, athlétique, châtain, coiffé d'une queue de cheval, tout à peine barbu, et portant une armure de basse gamme en maille, il aurait été facilement confondu avec les miliciens de la région. Pourtant, loin de cette honorable fonction, Ronald n'était qu'un simple mercenaire.

    Ce n'était pas un homme vulgaire et brutal comme bien des gens se l'imaginaient souvent, au contraire même puisqu'il était réputé pour sa sagesse et son esprit.

    Ce soir là, n'arrivant pas à trouver le sommeil, il avait prit la décision de sortir quelques instants afin de s'aérer.. Bien qu'il était difficile de voire quoi que ce soit dans l'obscurité, Ronald pouvait tout de même distinguer les trait de la colline des des sentinelles se dessiner sur un ciel légèrement plus clair au sol. Parmi ces formes, l'une d'elle se démarquait des autres. Le mercenaire laissa sa vision d'adapter à la lumière, et décortiquer la silhouette jusqu'à en deviner la nature.

    Mais ce ne sera que lorsque celle-ci commença à bouger que Ronald comprit qu'il s'agissait d'un cavalier. Ce dernier se tourna dans sa direction, et ordonna à sa monture d'avancer au pas. Curieux, le mercenaire ne bougea pas d'un pouce, comme s'il s'attendait à une action du cavalier approchant, mais il n'en fut rien, puisque celui-ci continua sa marche, jusqu'à arriver près de l'homme debout.

    - Bonsoir ! Laissa échapper le jeune homme.
    - Bonsoir. Salua la voix d'une femme.

    Surprit, il tenta tant bien que mal de camoufler sa surprise.

    - Vous êtes un milicien du Comte ? Demanda la jeune femme.
    - Euh... oui,non, enfin, je suis un mercenaire qu'il a engagé. Répondit Ronald avec difficulté.

    A sa réponse, la jeune femme, dont le visage était caché par l'obscurité, sembla légèrement tourné la tête, l'air pensif.

    - Alors si je vous payais plus qu'il vous donne ? Commença la jeune femme.
    - Hélas, une question d'éthique m'amène à respecter mes contrats. Coupa le jeune homme. Autrement je perdrai la confiance de mes clients.

    La jeune femme hocha alors la tête sur le côté, en signe d’acquiescement, puis reprit:

    - Vous êtes ?
    - Ronald. Ronald Yvlin. Répondit le Mercenaire. Et vous ?
    - Rantha, chasseresse... "de loup".
    - De loup ? Demanda le mercenaire en passant en revu la tenue de la jeune femme. Ils doivent être robustes...
    - Je parlais de Worgens. Reprit aussitôt clairement Rantha. Ces derniers temps, ils ont tendance à franchir les frontières entre les Bois de la Pénombre, et la Marche de l'Ouest. J'aimerai proposer mon aide et mon expérience à cet idiot de Comte Valek Berille, mais il est trop fier pour oser me confier la responsabilité de cette tâche.

    Ronald médita un instant sur la situation. En effet Rantha semblait la personne la plus alarmé de la situation sur le territoire. Si des Worgens rejoignaient bel et bien le territoire, ils submergeraient probablement les rands des gardes et des miliciens, qui pour leur part suffisaient à peine à maintenir l'ordre.

    - Je pourrais tenter de lui en parler. Répondit Ronald.

    Rantha lui tourna alors la tête vers le mercenaire. Son visage toujours masqué par l'obscurité.

    - Vraiment ? Demanda-t-elle. Eh bien soit, si vous réussissez à le convaincre, vous serez récompensé comme il se le doit.

    Bien que la situation difficile de la région, et la protection de la population étaient deux raisons suffisantes qui l'auraient amené à faire son mieux, il n'avait rien contre une petite récompense s'il réussissait son travail. Après tout, il ne fallait pas perdre de vu qu'il était un mercenaire, et pour arriver aux fins de sa nouvelle mission, il avait déjà une idée.
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    Satrama
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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Satrama le Jeu 30 Mai - 14:50

    Lars : Je les sens. Ils sont pas loin... leur haleine puante est portée par le vent jusqu’ici.
    Sven : Je le sais, moi aussi je les sens. Mais si tu sens leur haleine et que tu es encore vivant pour le dire, c'est qu'ils ne comptent pas nous attaquer... Du moins, pas encore.
    Lars : Ben alors qu’est-ce qu’on fait ? On lève le camp ?
    Scen : Non. Laisse faire Rantha. Je suis sûre qu’elle les a repérés, elle aussi. Elle va s’en occuper.
    Lars : Ouais, tu fais confiance à cette garce. Il n’y a que l’or qui l’attire.
    Sven : Tu te trompes. Elle donne l’impression d’aimer l’or, mais elle est avant tout une chasseresse hors pair. C’est la chasse, sa passion. Et la chasse au loup, sa spécialité. Ne t’inquiète pas, elle ne va pas les laisser nous narguer bien longtemps.
    Lars : J’espère que tu as raison. Mais, en tout cas, je ne fermerai pas l’œil tant que ça empestera le worgen dans le coin.
    Sven : Écoute, on se donne jusqu’à demain. D’accord ?
    Lars : Ouais, d’acc. Demain. Après, on déguerpit.


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    milinda

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    Re: Chanter sous la lune

    Message par milinda le Sam 1 Juin - 1:23

    La Dame ! Elle allait rencontrer la Dame ! Ophra savait que c’était une chose exceptionnelle, mais il fallait garder la tête froide, ne pas montrer quoique ce soit qui pourrait trahir ces attentes. Elle rentra donc tranquillement à Bois-d-Bûcher pour se changer avant de monter vers le Nord, en direction de Fossoyeuse. En chemin, elle croisa Morgendhal qui avait reçu son message où elle lui demandait de la rejoindre. Ils arrivèrent dans les ruines de Lordaeron où Gildas les attendait. C’était comme une descente aux enfers. Fossoyeuse était un monde peu réjouissant pour les yeux d’une vivante. Tout y empeste tellement la mort qu’elle eut le sentiment que celle-ci la pénétrait par tous les ports de sa peau. Il faudra sans doute du temps pour s’y habituer, et tremper longtemps dans un bon bain pour se débarrasser des odeurs.

    Ils arrivèrent enfin devant la reine. Ophra n’avait pas quitté son cheval des ténèbres. Personne ne le lui avait demandé d’ailleurs. Pour elle, c’était une façon d’affirmer ce qu’elle était et d’imposer une certaine forme de respect. Après tout, elle avait l’Ombre en commun avec eux, et il fallait qu’ils le sachent. Les regards que les citoyens non-morts posaient sur ce blasphème de vie qu’elle incarnait dans leur monde la poussaient à considérer qu’elle avait bien fait.

    L’entretien dura longtemps. Il ne fut pas à la hauteur de ce qu’Ophra en attendait, mais elle était contente de pouvoir parler à la fameuse banshee qui terrorise toute la région. Elle était contente aussi de sa maîtrise d’elle-même et d’être restée droit dans sa mission de représentante. Un échec aurait pu se traduire par une mort horrible dans les tréfonds de cette abjecte citée, mais même si elle en avait échappée, elle aurait pu tout aussi bien finir dans les entrailles de ses propres frères, ce qui, à ses yeux, aurait été bien pire.

    Le bilan était assez positif. Sylvanas fit preuve d’ouverture et elle confia une mission simple à Ophra pour prouver sa volonté d’établir un pacte. Ophra ne parla pas de la faux. Elle ne parla pas non plus de Fenris. Elle n’avait pour objectif, ce soir-là, que d’affirmer l’existence de son nouveau peuple et d’établir le contact, ce qui fut une succès. L’orgueil arrogant de la reine était très pénible, mais moindre que ce que à quoi s’attendait Ophra.
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    Bakuroy

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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Bakuroy le Lun 3 Juin - 4:20

    Ces derniers jours furent longs sur la marche de l'ouest. Ronald avait eut le temps de s'adapter à la situation de la région, ainsi qu'aux mentalités du coin. Fut une époque, il connaissait le seigneur de la région, uniquement de vu, un dénommé Roidemantel. Mais à présent, le légat responsable se nommait Bérille. Comte Valek Bérille.

    Ronald ne l'aimait pas beaucoup. Ses façons de s'exprimer laissaient souvent entrevoir une certaine moquerie, mais il n'avait pas d'autre choix que de se montrer diplomatique à son égard, et de le considérer avec tout le respect digne d'un représentant de la couronne, ce même s'il lui arrivait de se sentir insulté. La patience était après tout dans ses cordes, et lorsqu'il avait un plan, il savait écraser sa fierté pour en assurer le bon déroulement.

    Pour ce qui était de la population et des forces, il était évident que leur moral était au plus bas. Une grande partie des forces militaires étaient constituées de miliciens, soit dit autrement des habitants ayant prit les armes afin de défendre leurs terres. Bien qu'ils n'étaient pas de militaires, Ronald reconnaissait tout de même qu'ils s'étaient bien débrouillés jusqu'à présent afin de protéger ce qui leur restait de terre libre: La Colline des Sentinelles.

    Bien qu'épuisé et démoralisé, chaque homme et femme savait que le replie était impossible. La Colline étant le dernier rempart, la région serait perdu si celle-ci venait à tomber. C'était peut être cette pensé là qui les amenait à combattre jusqu'à la mort. Néanmoins, leur bonne organisation leur avait permis d'éviter les affrontements seul. En effet il était toujours plus rassurant de combattre un adversaire à deux ou trois, plutôt que seul, et la solitude était un sentiment qui devait à tout prit être évité à ces combattants.

    Néanmoins, bien que la situation semblait stabilisé vis à vis des bandits et des gnolls, les rumeurs concernant les worgens, elles, avançaient d'un pas à chaque nuit. Il arrivait ainsi certains matin de retrouver un nouveau corps déchiqueté sur les sentiers de la marche, ou encore d'étrange empreintes, mais le plus angoissant restait les hurlements de loup qui s'entendaient chaque nuit, lorsque la lune était au plus haut du ciel.

    Ronald mena sa petite enquête à ce sujet, et pu rencontrer divers personnes l'avançant chaque fois un peu plus. La première vu une mercenaire, une traqueuse de worgen nommé Rantha, elle apprit au jeune mercenaire que ces êtres mi-homme, mi-loup, seraient à l'origine venu des elfes de la nuit. Puis vint une mystérieuse vagabonde sur la marche, qui révéla au jeune homme que ces rumeurs étaient bels et bien réels. Le comte Bérille assurait avoir prit toutes les mesures nécessaires afin de veiller à la sécurité de la région. Bien que Ronald avait un doute sur ce point, il devait reconnaître que les effectifs des miliciens étaient doublés.

    Quelque jours après, ce fut une dénommé Ophra qui l'éclaira sur la nature de ces créatures, et l'une des phrase de cette dernière n'échappa guère au jeune homme: "Si les loups peuvent être dressé, pourquoi pas les Worgens ?" Si l'idée pouvait sembler folle, la jeune femme n'était pas entièrement en tort. Son raisonnement tenait même quelque chose.

    Rantha pour sa part fit part aux mercenaires que des corps d'oiseaux en état furent trouvés autour de la propriété Bérille, chose auquel ce dernier n'y prêta guère attention, et qui éveilla plus la curiosité du jeune homme. Enfin arriva tout récemment une dénommé Nalaawen, elfe de la nuit, au titre tellement long que Ron' en oublia de le retenir, mais qui indiqua clairement qu'elle ne pouvait être qu'une envoyé de Darnassus.

    Si Ronald était persuadé qu'en référence avec le récit de Rantha, Nalaawen s'était présenté dans l'espoir d'aider la région à combattre les Worgens, il fut déçu d'apprendre que ce n'était pas ce qui l'amenait par ici. Néanmoins, elle ne manqua pas d'analyser les quelques empreintes qu'il avait reporté sur parchemin, afin d'approuver que celle-ci appartenait bel et bien à un Worgen. Le jour même, et face à la menace qui pesaient sur ces terre, l'elfe fit évacuer un petit camp de veilleurs situer à l'extrême nord-ouest des bois de la pénombre, afin d'en mettre les gardes en sécurité. Ces derniers résideraient en ce moment dans l'auberge de la colline des sentinelles.

    Dernièrement, il semblerait qu'une attaque nocturne ait lieux, la particularité de cette dernière étant que les cibles des worgens étaient bel et bien les veilleurs. Un seul parmi est aurait cependant été blessé: Ronald lui même. Ce dernier, tiré des griffes de la mort par une dénommée Hazel, serait à présent prit en charge dans l'auberge de la colline des sentinelles, ce après que Rantha la chasseresse solitaire se soit chargé de lui attribuer les premiers soins.
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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Nalaawen le Lun 3 Juin - 17:47

    Cette affaire de Worgens titillait la curiosité de Nalaawen depuis qu’elle avait surpris une conversation entre une humaine et Senerys, ainsi que Natalia, à Darnassus. L’humaine, aux cheveux noirs disait s’intéresser aux traditions et à la mythologie des autres peuples. Lorsque cette dernière évoqua le sujet de la Faux d’Elune, Nalaawen trouva cela étrange, mais ne donna aucune suite et l’histoire en resta là pour une courte période.

    Peu de temps après, les rumeurs sur le réveil et sur des attaques de Worgens contre les Humains des Royaumes de l’Est commençaient à circuler jusqu’à Darnassus, L’Ordre d’Elune commença à s’intéresser à l’affaire. Nalaawen prit donc la décision de voyager vers les Royaumes de l’Est, afin d’enquêter et de savoir si toutes ces histoires de Worgens avaient un lien entre elles. Son chemin mena la Kal’dorei dans la Marche de l’Ouest, où des attaques de worgens eurent lieu. L’Elfe rendit visite au Comte Bérille, afin d’obtenir plus d’informations à ce sujet. Celui-ci ne semblait pas s’alarmer outre mesure, déclarant qu’il ne tarderait pas à mettre un terme à tout cela.

    La seconde rencontre de Nalaawen fut plus fructueuse en indications sur la menace Worgens dans la Marche de l’Ouest. Ce fut un mercenaire, du nom de Ronald, qui décrivit plus en détail tous les événements qui eurent lieu dans la région ces derniers temps. Il parla d’une chasseuse de Worgens en maraude, d’une marchande ambulante ayant sa tente près de la demeure du comte, et présenta à la Kal’dorei un croquis fait par ses soins d’un cadavre de gnoll et des traces de morsures, laissées de toute évidence par un Worgen.

    Nalaawen décida ensuite d’aller en reconnaissance dans le Bois de la Pénombre, endroit connu pour abriter une population de Worgens. Elle n’eut pas à aller trop loin pour remarquer les premiers membres de cette tribu. En effet, à peine franchi le pont, elle repéra quelques worgens le long des berges de la rivière. Plus alarmant, certains assiégeaient un petit camp, habité par deux humains. Aidé du mercenaire Ronald, la Templière d’Elune fit évacuer le camp, et mettre les deux occupants à l’abri à la Marche de l’Ouest. Puis, l’Elfe disparu dans les champs, à la poursuite de son enquête.
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    Bakuroy

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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Bakuroy le Mar 4 Juin - 15:07

    Durant toute la 3ème journée de ce mois, Ronald récupérait ses forces dans l'auberge de la Colline des Sentinelles sur la marche de l'ouest. L'aubergister Heather veilla fréquemment à nettoyer et re-panser ses blessures afin de s'assurer que celle-ci évitaient de s'infecter. Le mercenaire pour sa part, bien que calme et silencieux, était en réalité épuisé de ne pouvoir trouver le repos. Ceci dû aux brûlures atroces causée par les balafres encore fraîches sur son torse.

    Toute la journée durant, ses pensés étaient focalisées sur les dernières images de cette soirée. Il voyait encore clairement dans sa mémoire cet instant où lui et les miliciens étaient rassemblés sur les bordures du fleuve, attendant de voir ces bêtes se présenter, puis un worgen tombé de nulle part face à lui, hurla de rage avant de lui porter deux coups de griffes aussi violents que vifs. Sa chemise de maille en portait encore les traces: les anneaux avaient été complètement arrachés, comme s'il ne s'agissait que d'un vulgaire papier parchemin maltraité par à l'arme blanche.

    Bien que cloué au lit, et ne se levant qu'à de rares occasions, le jeune homme eut tout de même la joie de recevoir la visite de quelques connaissances de la région. Il eut ainsi l'occasion d'oublier ses soucis en participant par exemple à une partie de dé avec le Gnome Rathe dit "Le Corbeau" et Nalaawen, une mystérieuse elfe enquêtant dans la région. Le comte Bérille lui même était passé prendre nouvelles du mercenaire, précédé par sa ravissante soeur Nicia avec laquelle Ronald pu discuter et rire un peu.

    Enfin, durant la nuit, ce fut une mystérieuse étrangère aux traits doux qui entra dans l'auberge. Ce que le jeune mercenaire ignorait, fut que cette personne était en réalité une haute placée de l'église de la Lumière. Prévenue par Hazel via une missive, et portant le nom d'Emiade , elle se présenta humblement au jeune patient, lui indiqua qu'il était la raison de sa venue, puis se chargea soigner ses blessures via les mystiques énergies de la magie divine. Après quelques longues minutes de travaille, le mercenaire ne sentait plus aucune brûlures physiques, et pu enfin se reposer en paix, soulagé de ne plus souffrir. Il ne manqua pas de remercier la jeune femme, et bien qu'ayant souhaité la connaitre d'avantage, l'épuisement eut finalement raison de lui. Après avoir passé une nuit à ne pas fermer l'oeil, et de longues heures d'agonie, ses souffrances avaient cessé, ce qui n'empêcha pas la prêtresse de lui conseiller un jour ou deux de repos afin de reprendre pleinement ses forces.
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    milinda

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    ça s'est passé une nuit, dans les Pins Argentés

    Message par milinda le Jeu 6 Juin - 13:18

    Des yeux bleus clair, braqués dans la nuit sur quelque chose qu’eux seuls voyaient ; des naseaux humant l’air, traquant le moindre atome d’odeur susceptible d’orienter l’attaque ; des oreilles dressées si haut que sa propriétaire en semblait grandie... Morgenkriss guettait. Elle le savait, ils allaient venir. Et elle les attendait.

    Des hurlements de loup, retentirent au loin. Ils se répétaient et approchaient. Bientôt, une meute de loups un peu particuliers l’encerclait. Des worgens, une bonne dizaine. Ils tournaient autour d’elle sans ralentir leur course, se tournant parfois vers elle en émettant des grognements. C’était un jeu, mais un jeu dangereux, un jeu de loup. Elle tentait d’en happer un au passage d’un coup dents, mais ils esquivaient toutes ses tentatives. Alors la fureur monta et fut telle que le prochain coup de dents attrapa un bras et en fit gicler du sang rouge et chaud. La victime hurla plus de colère que de douleur et se débattit pour se dégager. Mais Morgenkriss la tenait fermement et tous les autres formèrent un demi-cercle derrière elle, attendant ce qui allait se passer ensuite. La louve et le loup se regardaient, se défiaient. Morgenkriss relâcha l’étreinte de sa mâchoire.

    L’un en face de l’autre. Cela ne dura que quelques minutes, mais sembla des heures tant la tension était forte. C’était un jeu, un jeu de loup, un jeu ferai mal à celui qui perdrait. L’un cherchait la faille de l’autre, le moment de bondir. C’était éprouvant pour les deux joueurs, éreintant, fatiguant et, souvent, le combat ne durait qu’une fraction de seconde avant de voir l’un des deux s’étendre au sol en pissant le sang. Mais cette fois-ci, par les yeux de l’un d’eux, fusait la fureur du Dieu-loup, la fureur de goldrinn. L’autre le ressentit et s’inclina sans combattre. Alors tous les autres worgens s’inclinèrent aussi pendant que le vainqueur tournait en tous sens, près à déchiqueter le premier qui oserait approcher. Morgenkriss avait vaincu et gagné le respect de sa meute.
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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Satrama le Ven 7 Juin - 8:49

    Rantha travaillait pour Sombrecomté déjà depuis un bon bout de temps. Sa mission était de surveiller les worgs et worgens de la région. Elle et était chasseresse de loup, elle devait donc se charger de réguler les populations de ces créatures afin d’éviter qu’ils ne prolifèrent trop et ne crée trop de problèmes à la population humaine. Personne n’avait à s’en plaindre car elle donnait satisfaction au maire Bouclenoire et n’était pas trop mal payée.

    Mais depuis quelques jours, les worgens de Bois de la Pénombre semblaient agités plus que de coutume. La chasseresse était un eu débordée. Elle avait aussi repéré une chose un peu curieuse, une chose qu’on n’avait encore jamais vue dans la région : Un worgen blanc. Elle en avait aussitôt informé le maire de la ville qui lui avait demandé de chercher à en savoir plus.

    Ce jour-là, Rantha revint expliquer aux autorités de Sombrecomté qu’elle avait pu observer le worgen blanc en compagnie de Fenros, le chef de la meute de worgens Plaie-de-Nuit. C’était étrange. Il s’agirait donc d’un worgen blanc plutôt de grande taille, avec des yeux clairs et, plus surprenant et bien que ce soit difficile à déterminer avec certitude, il s’agirait d’une femelle. Si des femelles worgens arrivent dans la région, il est à craindre une augmentation rapide et inquiétante de la population de ces créatures. Il faudrait surveiller cela.


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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Nalaawen le Dim 9 Juin - 11:01

    L'enquête de la Templière Viveflèche avançait plutôt bien, même très bien. Elle obtint des informations supplémentaires dans la Marche de l'Ouest, notamment de la part d'un gnome. L'Elfe apprit notamment la présence d'une humaine aux cheveux noirs et à l'air étrange. Cette description se rapprochait de celle de l'humaine, se disant étudiante en mythologies et cultures étrangères anciennes, qui était venue à Darnassus auparavant.

    Or le hasard fit que cette personne arriva un soir à Darnassus, et entra dans le Temple d'Elune, ordinairement réservé aux seuls Kal'doreis. Les Templières laissèrent pénétrer l'humaine dans le bâtiment, puis se mirent en place, bloquant la sortie, le temps que Nalaawen revienne à Darnassus. Cette dernière, revenue ventre à terre, a emmené celle dont elle appris par la suite qu'elle se nommait Ophra dans le quartier de l'Ordre d'Elune, la garde prétorienne des Elfes de la Nuit, et lui fit subir un long interrogatoire.

    Après de nombreuses questions, Nalaawen octroya l'autorisation d'entrer au Temple, et uniquement au Temple, les divers bâtiments annexes et dépendances restant interdits d'accès. Par ce moyen, la Templière compte bien garder un contrôle sur Ophra, et un moyen de remettre la main dessus rapidement.
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    Re: Chanter sous la lune

    Message par milinda le Lun 17 Juin - 12:01

    Ce soir-là, Bois-du-Bûcher était en fête après que la nouvelle fut annoncée par Ophra entrant au galop dans le village. Elle cria : « Le Donjon d'Ombrecroc est désormais à nous. Le tyran qui le dominait a fui. Gloire à l'esprit du dieu qui nous protège ! Gloire a Goldrinn ! »

    Depuis quelques temps déjà, la citadelle qui surplombait le village avait quelque chose de changé. Les worgens n'étaient plus si hostiles et il fallait bien reconnaître qu'Ophra y était pour quelque chose. Mais jusque-là, elle était la seule à pouvoir y pénétrer. Pourtant, un lieu lui était encore interdit. Fenrus, le worg serviteur d’Arugal, se tenait devant l’accès à la partie le plus haute du donjon. Ophra, par respect, un respect que l’énorme worg noir sentait, n’osait pas le braver pour passer malgré tout. Et le worg le lui rendait en la laissant étudier tout ce qu’elle voulait dans cette pièce remplie de notes du maître et d’ouvrages sur la magie, l’histoire des worgen, des anciens et des dieux du passé.

    Mais le temps était venu. Elle avait appris beaucoup de choses et savait que l’esprit du dieu-loup devait revenir en ce monde pour libérer les worgens de sa fureur. Morgendhal était venu la retrouver devant le village. Ils échangèrent quelques mots qui confirmèrent la conviction de l’humaine puis ils se mirent en route vers la citadelle, bien déterminés à y faire le ménage une bonne fois pour toute. Elle, elle priait intérieurement pour que Fenrus les laisse passer.

    Les worgens s’écartaient à leur passage mais ils durent lutter contre les fantômes qui hantaient les lieux, les fantômes des anciens occupants d’Argelaine. Pour Morgendhal, ce n’était que des fétus de paille sur lesquels il soufflait sans même sortir son épée. Ils traversèrent ainsi toute la citadelle pour arriver au donjon. Ils gravirent les premières marches et y rencontrèrent un premier obstacle de taille plus conséquente : Les fils d’Arugal. Ils avaient dû sentir l’arrivée des deux car, habituellement, il n’y avait pas de fils d’Arugal à cet endroit. Ceux-ci hésitaient. Ils savaient. Mais ils étaient bien trop conditionnés par le maître. Ils moururent dignement et, malgré les apparences, tuer ces frères brisait quelque chose en Ophra, quelque chose qui reprends toujours ses droits tôt ou tard chez les vivants. Ils se retrouvèrent bientôt devant Fenrus. Celui-ci les regardait et, sans un mot, les laissa passer. Ophra s’inclina respectueusement devant lui pour le remercier.

    Quand ils parvinrent à la dernière salle, tout en haut, elle fut horrifiée. Des énormes worgs à l’aspect épouvantable entouraient une ombre, l’esprit d’Arugal qui, du haut de son orgueil incommensurable, les bravait en se moquant d’eux. Les loups chargèrent. Ils étaient vraiment effrayants. Ce n’était plus des worgs mais de véritables monstruosités, dégénérés, déformés par les manipulations ignobles de l’esprit du mage qui vociféraient que ces créatures étaient l’aboutissement suprême de son œuvre et que Morgendhal et Ophra allaient mourir. Absurde ! On ne tue pas quelqu’un de déjà mort, ni la protégée du dieu-loup. Le combat fut rude. Les deux furent blessés. Ophra reçut un coup à la hanche qui la fit tomber, mais malgré la douleur, elle se releva et continua le combat à distance. Finalement, tous les monstres furent abattus et Arugal acculé. Il ne restait plus qu’à le chasser de là. Ce fut le dernier combat. La victoire était consommée.

    Désormais, toutes les notes des travaux les plus récents du mage noir et quelques-uns de ses trésors étaient à la disposition d’Ophra. Elle y trouva exactement ce qu’elle cherchait. Le dieu-worg pourra enfin revenir et la Faux sera bientôt entre ses mains.
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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Bakuroy le Mer 19 Juin - 21:01

    De pire en pire se disait Ronald. Au fur et à mesure que les jours passaient, il y avait de plus en plus de signalement concernant les bétails retrouvés morts, mis en morceaux, et plus personne n'avait de doute quant aux coupables. Rantha n'était plus venu depuis quelques jours, Ronald craignait le pire. La jeune femme était certes expérimentée dans la chasse de worgen, ce qui ne lui empêchait pas de prendre mille risque en travaillant seule dans l'inquiétant bois de la pénombre. Plus d'une fois le mercenaire aurait voulu l'accompagner afin d'assurer ses arrières, mais la chasseresse était une femme solitaire, le genre de caractère qu'il pouvait comprendre et contre lequel il ne pouvait pas grand chose.

    [Note du Mercenaire daté du 17ème jours de ce mois]

    Rantha est enfin revenue ce soir. J'ai remarqué qu'elle ne se présentait uniquement qu'entre le crépuscule et la nuit. J'aurai aimé partagé un verre avec elle pour saluer son retour après quelques jours d'absence, mais les inquiétantes nouvelles qu'elle m'apporta me firent passer l'idée. Elle m'invita à la suivre, prétendant vouloir me montrer quelque chose d’extrêmement grave.


    Je connais assez bien Rantha je pense. C'est une femme sûre d'elle, capable de faire face à un worgen seule. Si elle me disait que quelque chose était grave, alors je devais probablement m'attendre à une catastrophe... et mes soupçons étaient justes...


    Nous nous sommes rapproché au crépuscule du village de Ruisselune, petite ville désaffectée de la marche de l'ouest, aujourd'hui tenu par des bandits. Une fois en position et cachés, nous avions une vu parfaite sur les activités du village. A première vu, les bandits semblaient patrouiller dans les environs. Ces derniers étaient à l'origine la raison de ma présence dans la marche, je savais que Rantha ne m'avait pas amené ici simplement dans le but d'espionner leurs petites magouilles, ce qui ne m'empêchait pas de rester curieux à l'idée de ses intentions. "Que voulait-elle me montrer ?" me demandais-je. Après quelques minutes, lorsque le soleil finit par disparaître sur l'horizon, quelque chose que je n'aurais jamais redouté se produit. Les bandits se tordirent soudainement de douleur, hurlant à la mort, et semblèrent littéralement s'auto-déchirer. Malgré la distance, il m'était possible de voir leurs tenu craquer et partir en lambeau, faisant place à une épaisse crinière argentée, leur mains se transformer en griffe, et leurs visages muter en museaux décorés de long crocs. Je n'en croyais pas mes yeux (puisse la lumière nous garder, si je n'avais pas vu cela de mes propres yeux, jamais je n'y aurais cru, quoi que...).


    Rantha était restée silencieuse, son calme n'avait pas perturbé son sens de l'observation. Et son observation lui permit de me faire remarquer un détail qui m'avait complètement échappé sous le choc. La couleur de leurs pelage. En effet tout les bandits s'étaient transformé en Worgens Blancs, alors que les worgens de la forêt voisine étaient noirs. Ainsi nous arrivions à conclure qu'une intrusion avait eu lieu parmi leurs espèces. Rantha m'expliqua qu'un équilibre s'était installé jusqu'à aujourd'hui dans la forêt de la Pénombre. Malgré la présence de Worgens, les veilleurs avaient trouvé un moyen de contenir leurs nombre, mais ce nouveau worgen à priori venant d'ailleurs, avait chamboulé cet équilibre, poussant l'infection au delà de frontières de leur territoire.


    [Note du Mercenaire daté du 18ème jours de ce mois]

    Rantha est revenu cette nuit avec d'autre nouvelles. J'ai témoigné auprès des Milicien de la colline des sentinelles de mes observations du village de Ruisselune. Beaucoup ont peurs, mais personne ici ne semble prêt à abandonner la lutte. Ils savent je pense que nous n'avons pas d'autre choix que de faire face à ce fléau si nous souhaitons conserver le territoire. Après tout, il s'agit de leurs foyers.


    J'ai aussi profité d'une occasion pour prévenir Dame Nalaawen, l'elfe qui s'était présentée quelques jours plutôt dans la région. Elle semblait en savoir plus sur les worgens, et j'ai pensé que nos dernières informations, combiné à ses connaissances pourraient nous aider à trouver une solution.


    En terme de solution, il se trouve que nous ayons un plan. Rassembler les forces de la marche, demander un appuie à qui peut, et lancer une offensive, de jour, sur Ruisselune. Si les bandits sont des worgens la nuit, ils ne sont pas moins que des humains le jour, et face à eux, nos effectifs semblent à la limite du passage. Ils nous faut des combattants supplémentaires, Hurlevent pourrait-elle nous envoyer un détachement ? Les elfes pourraient-ils nous envoyer quelques élites ? Ou peut être des guerriers volontaires... Toute aide semblerait bonne à prendre, et une attaque contre Ruisselune doit avoir lieux au plus vite. A chaque jour qui passe, le fléau des worgen s'étant un peu plus sur la région, frapper le village bandit serait probablement un coup fort pour réduire leur nombre, mais n'arrangera cependant pas le problème.


    En effet, notre second objectif à ne pas perdre de vu sera de retrouver ce worgen blanc, cet intrus qui a déclenché cette nouvelle vague de contamination.


    Rantha est revenu ce soir, avec une autre information encore plus intrigante: Les Veilleurs des bois de la pénombre avait capturés une de ces bêtes. Ressentant ma curiosité, elle m'invita à l'accompagner à Sombreconté afin d'observer la chose, proposition que j'accepta immédiatement. Après quelques minutes à galoper de la colline des sentinelles jusqu'à Sombreconté, nous arrivions à une grange d'où émanait un silence inquiétant. Une veilleuse à l'entrée nous accorda le passage, et une fois à l'intérieur, nous fûmes accueillit par deux veilleurs surveillant un worgen à terre. Un worgen blanc. Ils avaient réussit à le maintenir sans violence par le biais de piqûres de calmant. Les chaines et les cages ne semblaient pas lui résister, et je me demandais même si deux gardes auraient suffit à faire l'affaire.


    Le Worgen était à priori l'un des veilleurs du village. Le jour, il retrouvait son apparence humaine, ignorant ce qu'il lui était arrivé, et la nuit, il redevenait une bête sauvage et sanguinaire. Ceci me poussa à me demander si les bandits eux-même avaient conscience qu'ils étaient devenus des Worgens. Tant de questions sans réponses, tant de dangers, quant diable allons-nous réussir à trouver une solution ? Quand bien même, si nous en trouvions une, nous restera-il assez de temps ?


    Il me faudra interroger ce worgen dans la grange lorsqu'il redeviendra humain, la moindre information qu'il pourra nous faire parvenir pourrait être un grand pas en avant dans la compréhension de cette énigme.
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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Satrama le Sam 29 Juin - 9:01

    La nuit aura été agitée au Bois de la Pénombre, dans la région de Sombrecomté et dans la ville même. Deux Kal’doreïs qui recherchaient la chasseresse Rantha ont fini par le retrouver et l’ont ramenée dans un état tel que son pronostic vital est engagé. Elle a visiblement été très maltraitée, griffée, mordue un peu partout.

    Mais pendant ce temps, un groupe d’une dizaine de worgens c’étaient rassemblés au sud de la ville et ont pris d’assaut la grange où était retenu prisonnier le gardien Petras, celui qui se transformait en worgen blanc, la nuit. Le commandant Althea Bouclenoire a été retrouvée grièvement blessée, mais ses jours ne sont pas en danger. Les autres veilleurs qui, avec elle, ont tenté de lutter contre les prédateurs ont tous été abattus, certains sont morts, d’autres dans l’incertitude de survivre.

    La grande question est de savoir si, parmi les blessés, certains ne vont pas se changer en worgen aussi dans les jours qui viennent. Ils sont tous sous surveillance mais les veilleurs restants sont très inquiets. Jamais, ils ne pourront tenir la ville bien longtemps avec le peu d’entre eux qui restent, sans des renforts de Hurlevent.

    L’auberge est devenue un hôpital et le nombre de lits commence sérieusement devenir insuffisant.


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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Satrama le Sam 29 Juin - 22:56

    Quatre paladins de l'Eglise de la Lumière, à la demande de Soeur Emiade, elle même sollicités par le Comte Valek Bérille de la Marche de l'Ouest, sont arrivés cette nuit à la Tour des Sentinelles dans la Marche de l'Ouest. Il y a Greyson Brisombre, Soeur Catherine la Pure, Frère Duthorian Rall et Frère Arthur le Fidèle. il se renseignent actuellement sur les événements récents et attendent le Comte pour recevoir ses instructions.


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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Valek Bérille le Dim 30 Juin - 6:07

    Les ordres furent donnés et furent assez simples à suivre, rassurer la population, soigner les gens et défendre la colline des sentinelles qui sera désormais la place forte de la Marche.
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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Nalaawen le Lun 1 Juil - 19:41

    De passage à Sombrecomté et poursuivant son enquête sur les worgens, la Templière Viveflèche appris dans la ville qu'une dénommée Rantha, chasseresse de loups - et accessoirement de worgens - était portée disparue depuis plusieurs jours sans que les patrouilles locales aient pu la retrouver. L'Elfe s'apprêtait à partir à sa recherche, lorsqu'elle croisa l'humaine répondant au nom d'Ophra. Hasard ou coïncidence, celle-ci se trouvait bien souvent non loin des lieux en lien avec les Worgens. Un peu trop souvent même au goût de Nalaawen, qui s'approcha de l'humaine et se livra à un véritable questionnaire autour d'un cadavre d'homme-loup argenté.

    La Kal'dorei tournait les questions de manière à ce que ce soit Ophra elle-même qui produise un raisonnement et des déductions sur la provenance du worgen, le fait qu'il porte des armes de Hurlevent, et sur la cause probable de son apparition dans cette région. En effet, le Bois de la Pénombre n'abritait que des worgens sombres. Or celui-ci était argenté, comme ceux que l'on trouve près du village de Bois-du-Bûcher. Nalaawen voulait que ce soit Ophra elle-même qui lui dise que ce worgen avait une origine nordique - ce que l'Elfe savait déjà - et lui apprenne ce qui était la cause de cette contamination.

    Petit à petit, l'étau se resserait autour d'Ophra, avec en plus, la venue "surprise" de Veela. Les faits se trouvaient devant les trois personnes. Aucun worgen ne portant des épées et des boucliers, celui qui gisait à terre devait, de toute évidence, être un garde contaminé par la morsure d'un autre worgen, venu du Nord. La contamination par morsure... c'était sans doute là l'une des clés du mystère. Aussi, lorsque les deux Kal'doreis abordèrent ce sujet là, et la folie de Goldrinn au passage, Ophra s'en alla brusquement, prétextant un rendez-vous urgent. L'humaine partit en courant, talonnée par Veela, puis disparu. Peu après, des hurlements se firent entendre, et, relevant les traces de pas d'Ophra, Veela remarqua que les traces de pieds chaussés humains furent remplacés par des traces de pattes griffues... les soupçons devenaient hypothèses... les hypothèses étaient à deux doigts d'être des certitudes. Il ne manquait que les preuves.

    En attendant, Nalaawen et Veela partirent à la recherche de Rantha. Elles apprirent qu'elle était partie vers le Sud, par la route. Les deux Kal'doreis se mirent en traque, passant furtivement entre les worgens, et finirent par retrouver la chasseresse, grâce à l'oiseau de Veela. Rantha se trouvait fort mal en point, au fond d'une grotte, au lieu-dit "Le Destin de Roland". Un mauvais pas au milieu de la grotte trahit la présence des Kal'doreis, qui durent rapidement faire face aux Worgens, puis évacuer Rantha. Cette dernière fut hissée sur le dos de Veela, tandis que Nalaawen ouvrit la marche. les Elfes coupèrent au milieu des collines pour rejoindre la route, et, de là, Sombrecomté, où Rantha fut déposée à l'auberge, en attendant des soins. L'aubergiste, sur demande de Nalaawen, partit faire mander Emiade, tandis que le prêtre du village arriva au chevet de Rantha.

    La chasseresse retrouvée, il restait maintenant à trouver des preuves sur les liens entre Ophra et cette affaire de Worgens. Nalaawen décida donc de partir pour le Nord, dès que possible...
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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Nalaawen le Lun 1 Juil - 20:05

    Nicia...

    Nalaawen était loin de penser qu'elle allait se la coltiner pendant son expédition au Nord, sur demande de son frère, le comte Bérille. Ce dernier pensait que sa soeur pourrait profiter de l'occasion pour plaider la cause des mages auprès d'une représentante Kal'dorei, en l'occurence Nalaawen, pour que ceux-ci ne se fassent plus virer de Darnassus à coups de pied aux fesses. La Kal'dorei n'osa pas le dire au comte, mais elle pensait qu'un Murloc bègue et microcéphale ferait un meilleur ambassadeur que Nicia....

    Devant l'insistante du compte, Nalaawen accepta, et retrouva Nicia dans l'auberge de Menethil, d'où elles partirent pour Austrivage et la Forêt des Pins Argentés.

    Une fois arrivées dans la forêt, elles chassèrent deux worgens, et prélevèrent des échantillons afin de les comparer avec ceux recueillis sur l'homme-loup de Sombrecomté. Les deux femmes se rendirent ensuite à Bois-du-Bûcher, où elles se reposèrent à l'auberge durant l'après midi, avant de quitter les Pins Argentés. Au passage, elles remarquèrent qu'Ophra les suivait. Imprudence.... Ophra finit par être interceptée par Nalaawen, qui profita de l'occasion pour en rajouter une couche, lui déclarant être certaine qu'elle - Ophra - était liée de près ou de loin à ces Worgens, et qu'elle - Nalaawen - le prouverait...

    Elle le prouverait et espérait beaucoup des échantillons déposés plus tard auprès des druides de Darnassus pour analyse, à savoir:

    - échantillons de poils, chair et sang du worgen de Sombrecomté
    - échantillons de poils, chair et sang d'un worgen au masque de cuir des Pins Argentés (Worgen de la nouvelle Lune)
    - échantillons de poils, chair et sang d'un worgen ragelune rôdant près de Bois-du-Bûcher.

    La Templière attendait donc impatiemment les résultats des études des druides.
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    Le rituels d’invocation (1 7 40)

    Message par milinda le Mer 3 Juil - 21:00

    Le rendez-vous avait été fixé pour le premier soir du septième mois, dans les entrailles du manoir de Fenris, lieu plus que symbolique pour ce qu’Ophra avait à faire. Le prêtre Methenis, la veille, avait exigé un sacrifice. L’Ombre ne connait ni la compassion, ni la pitié, ni le sens de l’appartenance à une communauté ou une famille. L’Ombre prend, mais ne donne jamais. Elle exige et ne prie pas. Elle se nourrit des peines, des peurs et des émotions les plus malsaines des êtres, vivant ou morts et Ophra appartenait à l’Ombre. Mais elle appartenait aussi à ceux qu’elle aime à considérer comme son nouveau peuple et sacrifier l’un d’entre eux lui déchirait le cœur, malgré elle. Elle amena pourtant un worgen Ragelune avec elle. Elle avait dû lui donner beaucoup pour qu’il accepte de la suivre au milieu des non-morts en sachant qu’il n’en sortirait sans doute pas indemne. Elle ne lui avait pas tout dit, non plus, juste qu’il aurait la chance de rencontrer son maître, son dieu et que, peut-être, celui-ci serait fier de lui. Et puis, n’était-elle pas l’élue ?

    Dans la pièce sombre et puant la nécrophilie, il y avait le prêtre qui attendait. Morgendhal avait accueilli Ophra devant l’entrée. Le prêtre ne voulait rien lâcher, comme tous les suppôts des ténèbres qui ne donnent jamais rien s’ils ne l’estiment pas nécessaire pour leur sombre cause. Et là, il fallait faire vite, apparemment. Le sacrifié fut placé au centre d’une grande rune circulaire. Ophra se réfugia dans l’Ombre pour ne plus entendre la voix intérieure qui lui cirait « regarde ce que tu fais ! » et tout démarra. Une aura d’angoisse entoura les worgen qui perdit son esprit pour le voir remplacé par les puissances ténébreuses jusqu’au moment où une voix venant des plus profondes couches souterraines d’un monde inaccessible aux mortels résonna dans la pièce. L’humaine tomba à genoux. Elle savait que c’était lui.

    Le prêtre de l’Ombre maintenait les forces pour permettre la communication, pendant que Morgendhal regardait sans rien dire, ni bouger.

    Dialogue détaillé:
    Méthenis, le prêtre des Ombres, commença à faire vibrer les ombres autour de lui. Puis il dit :

    << De mon cœur, de mon eau bleu nacre mêlée aux pleurs,
    Je suis une eau des songes dont l’oubli est la couleur.
    Pourtant, comme cartes qui tombent, ma mémoire me rebat,
    Et mon sang sent la fumée, sombre mémoire et morsure de cobra.
    Les ombres semblent répondrent, et tourner autour du loup.
    De mon cœur, de mon eau bleu nacre mêlée aux pleurs,
    Je suis une eau des songes dont l’oubli est la couleur.
    Pourtant, comme cartes qui tombent, ma mémoire me rebat,
    Et mon sang sent la fumée, sombre mémoire et morsure de cobra. >>

    Les ombres envahissaient le corps du Worgen, le paralysant. Méthenis reprit :

    << Le cobra est en moi, et quand je pleure c’est la morsure
    De la mort de mon ami disparu, comme une lettre,
    Une image, un être qui riait naïf marquant la mémoire de son azur,
    Rouge était-il bleu comme le ciel à la fenêtre... >>

    Le prêtre commençait à parler avec une voix venu d'outre-tombe. Le Worgen était maintenant complétement masqué par les ombres. Il continua :

    << Ô Prince de la nuit, et du jour qui s'endort !
    Créateur de la Vie sur cette terre d'or ! >>

    Les paroles de Méthenis ne venaient plus de lui, mais des ombres qui l'entouraient. Le Worgen ne semblait ne presque plus exister. Méthenis dit :

    << Écoute ma prière ! Roi animal maudit,
    Pourquoi vous et vos frères sont donc haïs ?
    Ils hurlent sous la lune mais son cri reste vain.
    Pourquoi cette infortune qui les veut clandestin ? >>

    Les ombres avaient envahi toute la pièce. Elles semblaient tourbillonner violemment, s’effaçant totalement pour apparaitre sur une autre forme. Ophra répéta, comme en transe :

    << Pourquoi cette infortune ? Nous ne les voulons plus clandestins... >>

    Puis elle ajouta :

    << Telle est la prière de ceux qui cherchent à nouveau la lune. Telle est la prière de la nouvelle Lune.
    - Bienvenue parmi nous, dit Menethis.
    - Est-ce toi Goldrinn, continua Ophra ? Est-ce toi mon dieu et celui de tous tes enfants ? Je suis ta fille, je suis celle que tes enfants ont élue. Entends-tu ma voix ?
    - Oui je l’entends, répondit la voix. >>

    Méthenis se contentait maintenant de contenir la route des ombres. Ophra continua :

    << Tes enfants hurlent de douleurs. Ils ont faim, ils ont soif...
    - Retrouves mon corps et la faux, dit la voix. Mon croc y est enfermé. Entends tu ?
    - Oui je t’entends, répondit Ophra. J'ai repris ceci à celui qui avilie tes enfants. >>

    Ophra sortit de son sac une Touffe de poil de queue de Goldrinn et la posa devant lui. Puis elle reprit :

    << Je te le rends.. À moins qu'elle ne me serve pour aider à ton retour.
    - Il payera pour ses crimes, gronda la voix. Ils payeront tous pour leurs crimes, la catin d'Elune en premier. C'est son peuple qui m'a fourvoyé et qui détient la faux. >>

    Méthenis commençait à montrer des signes de faiblesses. Ophra n’y fit pas attention, trop heureuse de pouvoir parler avec l’esprit de celui qu’elle appelle depuis si longtemps. Elle demanda :

    << Où est la faux, mon dieu... ou est notre libération ?
    - Je la sens là-bas, répondit la voix, par-delà l'océan, au nord-ouest du temple d'Elune à Darnassus, dans une de ses annexes. Quant à mon corps, il est cerné par les démons de l'Ardente Légion près d'un lieu d'une antique bataille, dans les montagnes. Un lieu d'honneur y est lié, à l'ouest des Tarides. >>

    Méthenis regardait le Worgen en toussant. Arrivant au bout de ses forces, Il aspirait maintenant l'énergie sombre d'Ophra. Il dit, comme dans un gémissement :

    << Dé...pê...chez-vous !
    - J'ai besoin de ta force, mon dieu, dit Ophra sans se soucier du prêtre, pour prendre ce qui nous revient au Kal'doreïs.
    - Ce sera...insuffisant, gémissait-t-il encore. Je...dois fermer.....
    - En Kalimdor, dit la voix.
    - Trop....d'ombre, continuait le prêtre. Les ténèbres approchaient. Je les ai senties. Mort et destruction, je savais que Lo'gosh était féroce, mais... C'était... plus dangereux qu'escompté. >>

    La pièce s'éclairait peu à peu. Ophra se sentait vidée, elle aussi. Elle se trainait vers le corps du worgen tombé en même temps que la voix était partie. Il était mort. Ophra fit une prière pour son repos en lui fermant les yeux.

    Maintenant, elle savait. Elle avait toujours été attirée par cet endroit, mais sans savoir pourquoi. Elle avait plusieurs fois déjà prié la déesse pour qu’elle l’aide, mais il semblait que celle-ci avait autre chose à faire que de venir en aide à des créatures qu’elle avait pourtant elle-même contribuer à faire apparaître en ce monde. Elune avait aussi sa part d’Ombre. En fin de compte, les dieux et les mortels ne sont pas si différents. La suite du travail serait maintenant de trouver un moyen de récupérer ce qui lui appartenait et que les kal’doreïs avaient volé. Lancer une guerre contre Darnassus était une chose peu probable.

    Ophra compris quelque chose d’important pendant le rituel. Goldrinn était sous l’emprise des ténèbres, les démons le retenaient depuis si longtemps qu’il ne s’en rendait sans doute plus compte lui-même. Il ne fallait pas seulement faire revenir le dieu, il fallait aussi le libérer des ténèbres qui obscurcissaient sont esprit et l’empêchaient d’être le vrai dieu, comme il le devrait, c’est-à-dire libre, pour son peuple. Mais chaque chose en son temps. La tâche était énorme, mais elle donnait un sens à la vie misérable et désespérée d’Ophra. Prêtresse de l’Ombre... le temps qu’il faudra. Prêtresse d’un nouveau culte envers un ancien dieu, oui, voilà sa destinée.
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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Bakuroy le Sam 6 Juil - 16:07

    (Cet événement date du 3 de ce mois, soit 2 jours avant le transport de Rantha à Darnassus)

    La nuit était tombée sur Sombrecomté. A vrai dire, il était difficile pour le mercenaire de déterminer l'heure de la journée d'un simple regard. A croire que les rayons du soleil se refusaient de pénétrer dans la région. Voilà deux jours qu'il s'était absenté, et malgré ça, la situation de Rantha n'avait cessé de lui torturer l'esprit.

    A peine arrivé en ville qu'il ne laissa pas une minute s'écouler pour rejoindre l'auberge du corbeau. Arrivé devant la porte de la chambre où se reposait la jeune femme, il y croisa le prêtre qui avait veillé sur elle, ainsi que deux inconnus. Il les salua très vaguement, et poussa lentement la porte de la chambre. Rantha était là, allongée, endormie, en pleine convalescence. Ronald passa la porte, la referma derrière lui et laissa échapper un léger soupir.

    Il se rapprocha, posa son sac à dos au sol, s'installa en bord du lit, et lui prit la main tout en la saluant. La chasseuse dormait profondément, et bien qu'il ne l'ignorait pas, cela ne lui empêcha pas de lui parler comme si cette dernière pouvait l'entendre. Emiade, la prêtresse d'Hurlevent avait fait du bon travail, les marques sur la jeune femme avaient presque disparues, mais il restait à savoir dans quel état morale allait-elle se retrouver dès son réveil.

    La réponse à cette question ne tarda pas à se révéler, puisqu'elle entre-ouvrit légèrement les yeux. Surprit, Ronald se pencha sur elle afin de l'examiner. Rantha semblait à première vu complètement épuisée, puis ce fut la panique qui l'envahit. le mercenaire tenta de la maintenir calme, mais la tâche semblait bien difficile.

    Rapidement les choses commencèrent à dégénérer. Les ongles de Rantha semblaient virer aux griffes, et ses canines s'allongèrent. Ronald hurla aux prêtres de venir, ce que ce dernier fit immédiatement. Rantha était contaminée... Les deux hommes firent de leur mieux pour maîtriser la jeune femme en pleine métamorphose, et réussir à la stopper de justesse.

    Rantha, une worgen... c'était la pire chose auquel s'attendait Ronald. Mais plus encore, il savait que la nouvelle allait se propager, et que certaines personnes n'hésiteraient pas à mettre fin aux jours de la jeune femme.
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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Satrama le Lun 8 Juil - 1:10

    L'analyse des échantillons donnés par Nalaawen aux druides révéla les informations suivantes :

    - Le échantillons présentent de très nettes similitudes entre eux, notamment entre les ceux du worgen de Sombrecomté et celui des Pins Argenté au masque de cuir. Il est donc sûr à 95% que le worgen de Sombrecomté est apparenté à ceux des Pins Argentés, avec une fratrie de sang probable en eux.

    - Toutefois, une différence existe dans les échantillons de sang et de chair de celui de Sombrecomté qui comportent des traces de d'humanité.

    - Seuls les poils sont strictement identiques pour les trois échantillons.



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    Re: Chanter sous la lune

    Message par Satrama le Mar 9 Juil - 0:47

    Bilan sur les veilleurs gravement blessés après l'attaque de worgens :

    Sur les six veilleurs touchés,
    - trois sont morts. Il s'agit des Gardiennes Gelwin, Selkin et Bakouris. Elles seront incinérées prochainement.
    - trois se remettent de leurs blessures et restent en quarantaine. Mais il ne semble pas contaminé par la maladie qui transforme les gens en Worgens. Il s 'agit du Gardien Fraizer, de la gardienne Thayer et du Commandant Althea Bouclenoire, fille du Maire Elo Bouclenoire.
    - Le Veilleur Petras, qui se transformait chaque nuit, a disparu. Les worgens ont donc réussi à l'emporter avec eux et personne ne sait où.

    Sombrecomté reste sur ses gardes et attends toujours les renforts promis par le Légat du Roi Valek Bérille.


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    Re: Chanter sous la lune

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